En cuisine pro, les pieds encaissent tout : sols gras, eau, casseroles qui tombent, chaleur constante et journées à rallonge. Autant dire que la paire de chaussures de cuisine professionnel n’est pas un simple accessoire : c’est un EPI qui pèse lourd dans la sécurité, le confort et la longévité au poste. Ce guide passe en revue les normes (EN ISO 20345, EN 20347, SRC, HRO…), les modèles adaptés à chaque métier (chef, plonge, service), l’entretien, et l’intérêt concret d’un équipement certifié pour réduire les accidents.
Pourquoi les chaussures de cuisine professionnel sont indispensables ?
Les risques en cuisine professionnelle
La cuisine reste l’un des lieux de travail les plus accidentogènes. Sans chaussures de sécurité cuisine adaptées, la probabilité de blessure grimpe vite :
- Glissades : huiles, sauces, eau, condensation… Un carrelage sans semelle antidérapante se transforme en patinoire.
- Chutes d’objets lourds : bacs GN remplis, poêles en fonte ou caisses d’approvisionnement peuvent finir sur un pied.
- Brûlures et chaleur : éclaboussures d’huile, eau bouillante, plaques ou fours surchauffés.
- Produits chimiques : détergents et décapants susceptibles d’attaquer les matériaux fragiles.
- Fatigue et douleurs chroniques : dix heures debout sur sol dur exigent un amorti sérieux.
Des chaussures antidérapantes cuisine adaptées limitent glissades et chocs, tout en améliorant la posture.
Obligatoire ou recommandé ? Le statut EPI
Dès qu’elles répondent aux normes, les chaussures sont considérées comme EPI.
- Le Code du travail impose à l’employeur de protéger son personnel contre les risques identifiés.
- Les modèles certifiés EN ISO 20345 (avec embout) ou EN 20347 (sans embout) répondent à ces exigences.
- Dans la pratique, la plupart des restaurants, hôtels et collectivités les imposent pour limiter accidents et arrêts maladie.
Les normes et certifications à connaître
Comprendre les marquages aide à choisir la bonne chaussure de cuisine pro.
EN ISO 20345 S2 / S3 et SRC
La norme EN ISO 20345 couvre les chaussures de sécurité à embout capables d’encaisser 200 J.
- S2 : embout 200 J, talon fermé, absorption d’énergie, tige hydrofuge, semelle antidérapante.
- S3 : S2 + semelle anti-perforation.
- SRC : adhérence testée sur céramique + détergent (SRA) et acier + glycérine (SRB) : le niveau à viser en cuisine.
HRO, embout et résistance à l’eau
- HRO : semelle résistante à 300 °C, utile près des fours ou friteuses.
- Embout : acier (robuste, plus lourd) ou composite (léger, isolant).
- Hydrofuge / imperméable : essentiel à la plonge ou dans les cuisines très humides.
En combinant S2 ou S3 + SRC + HRO, on couvre la plupart des risques.
EN 20347 : chaussures sans embout
La norme EN 20347 concerne les chaussures professionnelles sans coque.
- Semelle SRC fréquente.
- Légèreté et confort en priorité pour le service ou les postes à faible risque d’écrasement.
Critères de choix pour des chaussures de cuisine optimales
Semelle antidérapante et amortissante
- Marquage SRC indispensable.
- Caoutchouc : excellente adhérence et tenue à la chaleur.
- PU / PU-PU : bon mix adhérence, légèreté, amorti.
- Profil spécifique pour évacuer liquides et graisses.
Un bon amorti limite douleurs de dos et articulaires.
Matériaux de la tige
- Cuir hydrofuge : durable, protège des éclaboussures.
- Microfibre : légère, sèche vite, simple à nettoyer.
- Textile technique : respirant, à prendre avec traitement déperlant.
Tous doivent se désinfecter facilement.
Confort et ergonomie
- Soutien de voûte plantaire ou semelles orthopédiques possibles.
- Tige respirante pour limiter transpiration et odeurs.
- Poids réduit pour éviter la fatigue.
- Maintien latéral solide pour prévenir entorses.
Styles disponibles
- Sabots : enfilage rapide, lavage simple, utiles en plonge.
- Baskets de sécurité : look moderne, confort de marche, normes S2/S3 SRC.
- Mocassins : aspect classique, apprécié des chefs et du service.
Noir et blanc dominent pour l’hygiène, mais certaines marques ajoutent des touches de couleur.
Exemple de comparaison
| Modèle (exemple) | Normes | Type | Prix indicatif | Atouts |
|---|---|---|---|---|
| Baskets S2 SRC HRO | EN ISO 20345 S2 SRC HRO | Baskets | 80–110 € | Semelle HRO 300 °C, embout composite léger, bonne accroche. |
| Sabots imperméables SRC | EN 20347 SRC | Sabots sans embout | 40–70 € | 100 % lavables, adhérence élevée, idéals en plonge. |
| Chaussures S3 SRC | EN ISO 20345 S3 SRC | Chaussures fermées | 70–120 € | Embout + semelle anti-perforation, tige hydrofuge. |
| Mocassins cuir S2 SRC | EN ISO 20345 S2 SRC | Mocassins | 90–130 € | Look soigné, cuir hydrofuge, haute performance antiglisse. |
| Sabots avec embout | EN ISO 20345 S1P SRC | Sabots de sécurité | 60–90 € | Embout 200 J, antiglisse, enfilage express. |
Spécificités pour la plonge
- Tige imperméable ou hydrophobe.
- Semelle SRC impérative.
- Modèle lavable et, si besoin, stérilisable.
- Embout conseillé en cas de bacs lourds.
Chaussures pour chefs
- Mocassins ou baskets discrètes.
- Norme S2 SRC minimum, HRO si poste exposé à la chaleur.
- Cuir ou microfibre facile d’entretien.
- Amorti et soutien de voûte indispensables.
Entretien et durée de vie
Nettoyage
- Retirer graisses et huiles de la semelle pour maintenir l’adhérence.
- Nettoyer la tige avec chiffon humide + détergent doux.
- Séchage à l’air, loin des sources de chaleur.
Remplacement
En usage intensif, comptez 6 à 12 mois par paire. Surveiller profil de semelle, fissures, confort et coque.
Sécurité pro vs chaussures classiques
| Critère | Chaussures de sécurité | Chaussures classiques |
|---|---|---|
| Antidérapant | SRC certifié | Semelle standard |
| Protection aux chocs | Embout 200 J | Aucune |
| Chaleur | HRO possible | Non prévu |
| Résistance aux liquides | Tige hydrofuge | Absorbante |
| Confort longue durée | Amorti et soutien | Usage urbain ponctuel |
Norme, S2 vs S3 et EPI cuisinier : l’essentiel
Que vérifier sur l’étiquette ?
- Norme : EN ISO 20345 (avec embout) ou EN 20347 (sans).
- Classe : S2, S3, S1P…
- Marquage SRC pour l’adhérence.
- Mention HRO si besoin de résistance à 300 °C.
S2 ou S3 ?
- S2 : suffisant pour la majorité des cuisines.
- S3 : utile si risque de perforation (atelier, logistique interne, agroalimentaire).
Les autres EPI
- Veste et pantalon de cuisine.
- Tablier, charlotte et gants selon les postes.
FAQ – Chaussures de cuisine professionnel
Les chaussures de sécurité sont-elles obligatoires ?
La loi n’en fait pas une obligation explicite poste par poste, mais l’employeur doit protéger ses salariés. Les modèles certifiés sont donc fortement recommandés et souvent imposés.
Quelle norme viser ?
EN ISO 20345 S2 SRC, voire S3 SRC si le risque de perforation existe. HRO en bonus pour la chaleur.
Avec ou sans embout ?
Avec embout si des objets lourds peuvent tomber. Sans embout uniquement si le risque d’écrasement est faible.
Comment reconnaître une bonne semelle antidérapante ?
Recherchez la mention SRC : c’est le plus haut niveau d’adhérence testé.
Quel budget prévoir ?
Entre 50 et 150 € selon normes, matériaux et design.
Sabots ou chaussures fermées ?
Chaussures fermées pour la protection maximale ; sabots pratiques en plonge ou sur postes spécifiques, à condition qu’ils soient antidérapants et, si besoin, dotés d’un embout.
Conclusion
Choisir des chaussures de cuisine professionnel certifiées, c’est réduire glissades, brûlures et écrasements, tout en épargnant ses articulations. Visez un combo EN ISO 20345 (S2 ou S3), marquage SRC, option HRO, matériaux hydrofuges et semelle amortissante. Qu’il s’agisse de chef, commis ou plongeur, cette paire n’est pas un détail : elle conditionne sécurité, performance et confort au quotidien.

Je m’appelle Jonathan. Je suis un rédacteur passionné de webmarketing, et de finance. J’aime aider les autres à apprendre et à progresser dans leur carrière.
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